174 emplois sous perfusion chez UCB |
Le 17 novembre 2009 La direction de l’entreprise pharmaceutique UCB a révélé ce matin son intention de licencier 174 personnes sur le site de Braine-l’Alleud. Une annonce sans effet de surprise pour les syndicats, qui se préparent à négocier le deuxième plan de restructuration de l’année. Le conseil d’entreprise extraordinaire convoqué par la direction ce mardi matin n’a fait que confirmer les bruits de couloirs qui courent depuis plusieurs mois : l’entreprise pharmaceutique UCB a l’intention de licencier 174 travailleurs (deux tiers d’employés et un tiers de cadres) sur le site de Braine-l’Alleud. L’unité Recherche et Développement serait la plus touchée par ce licenciement collectif. En effet, ce poste, qui représente un très gros budget dans les entreprises pharmaceutiques, sera désormais pris en charge par un sous-traitant, en partenariat avec d’autres entreprises qui comptent déléguer leur unité de recherche, notamment des universités. Le secteur informatique, le manufacturing et les services administratifs d’UCB sont également concernés par cette annonce. À la sortie du conseil d’entreprise, Jean-Raymond Demptinne, secrétaire permanent régional CNE, confie : « Finalement, l’annonce a été ressentie plutôt comme un soulagement par le personnel : les délégués étaient au courant des rumeurs et tout le monde était sur le qui-vive depuis des mois. Au moins, maintenant, on sait qui est visé, et chacun peut envisager son avenir, qu’il reste ou qu’il parte. » Même si la mauvaise nouvelle n’est pas une surprise pour les 1800 travailleurs du site, elle reste marquante : « Ce sera le deuxième licenciement collectif de cette année. Déjà en février dernier, 470 emplois ont été supprimés et cette fois, 174 travailleurs risquent de perdre leur place. C’est assez exceptionnel ! De mémoire de permanent, je n’avais jamais vu deux plans de restructuration coups sur coups », regrette ainsi Jean-Raymond Demptinne. Ce jeudi, un nouveau conseil d’entreprise lancera la procédure Renault et sa première phase, dite d’information : la direction devra alors justifier son intention de licenciement et les syndicats proposeront des alternatives pour sauver un maximum d’emplois : « Nous avons deux priorités : d’abord réduire l’impact de cette restructuration sur l’emploi, en proposant que le sous-traitant engage certaines personnes licenciées par UCB notamment, ensuite obtenir des garanties d’emplois pour l’avenir », explique le permanent CNE. Combien ? A ce stade, difficile à dire, mais lors de la première restructuration qui visait les deux sites de l’entreprise, les syndicats avaient réussi à sauver une cinquantaine d’emplois sur les 530 menacés. |