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Sommaire Aux urnes citoyens ? Les documents à télécharger |
n° 2 - 27avril 2010 |
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Fin janvier, les patrons ont fait connaître leur projet pour le statut des ouvriers et employés à l’avenir : un mini préavis subventionné, pour licencier plus, plus vite et moins cher. |
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Aux urnes citoyens ? Elections anticipées, majorité alternative ? Si nul ne peut le dire à l’heure où nous publions ce journal, il est néanmoins clair que la Belgique retombe dans ses pires démons communautaires. Sous les coups de boutoir assénés par ceux qui n’existent politiquement qu’au travers des conflits communautaires (et qui ne sont pas tous flamands), le premier ministre a remis la démission du gouvernement au Roi. Celui-ci l’a acceptée. Bien sur, l’objet de ce journal n’est pas d’analyser les causes de cette nouvelle crise institutionnelle. Il s’agit seulement de tenter de mesurer l’impact de la chute du gouvernement sur le dossier préavis. Toujours est-il que si nous allons aux urnes, nous risquons une crise grave et sans doute un vide de pouvoir qui pourrait durer. Certains disent déjà : « à quelque chose, malheur est bon ! L’absence prolongée d’un gouvernement reporte loin les menaces d’harmonisation à la baisse des préavis. Nous pouvons donc déposer les armes et laisser dormir ce dossier dont personne ne se préoccupera plus avant longtemps. » Nous pensons que bien au contraire, nous devons continuer de mener tambour battant notre travail de conscientisation et de sensibilisation. Pour rappel, gouvernement démissionnaire ou pas, l’objectif de notre campagne n’est pas de forcer des décisions rapides (pas plus que de paralyser les choses) mais bien de conscientiser un maximum d’acteurs dans ce dossier :
Nous avons jusqu’à présent choisi une stratégie d’action très en amont des décisions. C’est sans doute un peu inconfortable car c’est beaucoup plus simple de crier quand on a déjà reçu le coup. Idem vis-à-vis des employés. Le temps n’est plus où il suffisait que les syndicats « claquent des doigts » pour attirer la foule dans la rue. Aujourd’hui, et c’est plutôt un fait positif, les gens veulent comprendre pourquoi on les mobilise, comprendre tous les enjeux, connaître les positions de tous les acteurs, … Bref, les employés n’agissent qu’en toute connaissance de cause. Et ça prend du temps de conscientiser. C’est pourquoi il faut continuer de les informer, dans et hors des entreprises, par la diffusion d’information, la tenue d’assemblées et l’animation de débats. Il ne s’agit pas à ce stade de décréter la grève générale. Il s’agit avant tout de créer les conditions de rendre possible toute action qui s’avérerait nécessaire un moment donné. Et si le gouvernement chute, tout cela ne sera-t-il pas véritablement reporté aux calendes grecques ? Nous ne le pensons vraiment pas, même s’il ne s’agit que d’hypothèses :
Continuons donc notre travail de conscientisation. En expliquant bien aux employés que quelles que soient les échéances, les enjeux sont hyper importants.
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Des contacts ont eu lieu au niveau du front commun syndical. Pour l’instant, les collègues du SETCa BBTK préfèrent se concentrer sur la diffusion de la position commune FGTB. Nous préparons donc un tract et des actions d’information en commun avec la LBC et – autant que possible – la CSC. Ceci pourra servir de base à des assemblées communes. Entretemps, la FGTB a communiqué sa position officielle. Comme nous vous le disions, si des différences existent au niveau de l’un ou l’autre point, il n’y a pas de grandes divergences de fond sur ce dossier. Pour ton information, nous joignons la position de la FGTB. Sinon, différentes actions interprofessionnelles sont programmées sur presque toutes les fédérations CSC francophones. Liège a mené une action de sensibilisation le 23 mars (article joint), Charleroi et Mons-La Louvière ont prévu une action ce 29 avril et les fédérations de Namur, Bruxelles et du brabant wallon devrait mener une action début mai. Des actions de sensibilisation CNE sont aussi en cours. Par exemple, les collègues de la CNE Namur-Luxembourg réveillent durant quatre journées les représentants des grands partis politiques (voir article joint). Aucun responsable politique, aucun responsable de quoi que ce soit, ne pourra dire qu’il ne savait pas les conséquences catastrophiques du mini-préavis subventionné – ni s’étonner que les employés et cadres (et beaucoup d’ouvriers) se battent avec toute leur énergie contre cette menace. Par ailleurs, l’actualité décalera peut-être l’une ou l’autre action. A titre d’exemple, les collègues du Hainaut occidental qui avaient invité des représentants politiques à débattre du sujet des préavis ce jeudi 28, ont décidé de la reporter. Report pertinent, puisqu’on sait qu’à cette date, tous les politiques fédéraux seront requis au parlement. Pour rappel : du matériel CNE et CSC est disponible dans vos secrétariats, et sur le site www.laisseznousvousvirer.be
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Au niveau de l’interpellation des politiques, nous avons reçu quelques nouvelles réponses à nos questions, notamment celle du Président du PS. Côté PS, S’il annonce que le préavis des ouvriers doit être allongé, il ne dit pas qu’il doit être aligné sur celui des employés. Par ailleurs, si le PS dit que le coût des préavis ne doit pas être à charge de la collectivité, il dit aussi que le coût du préavis ne doit être un frein à l’embauche. Le chaud et le froid en quelque sorte et un faux argument qui a la vie dure. Côté CDH, on continue de dire la même chose. Les parlementaires CDH nous annoncent qu’ils interpellent la ministre de l’emploi et du travail, qui est elle-même la présidente du CDH. Et la Présidente du CDH ne nous répond pas. Jusque l’absurde, devrons nous demander à la ministre de l’emploi et du travail d’interpeller la présidente du CDH ? Ce serait assez cocasse … Par ailleurs, ce 27 avril, lendemain de la chute du gouvernement, nous recevons la réponse d’Olivier Maingain, président du FDF. Si ce dernier est une composante du MR, il es t intéressant de noter que la position du FDF diffère largement de celle du MR exprimée par D Reynders : ici, pas d’abandon de la sécurité d’emploi : pour le FDF, le préavis des ouvriers doit être remonté (progressivement) au niveau de celui des employés ; et les préavis doivent être payés par les employeurs ! Il semble assez clair que nous devons continuer de «travailler» les politiques. Nous pourrions demander à la CSC d’organiser prochainement une table ronde nationale. Pour rappel, le journal d’action précédent résumait
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