| 116 licenciements sont confirmés chez MasterCard |
Le 21 novembre 2009 La phase 1 de la procédure Renault, enclenchée le 2 septembre dernier par la direction de MasterCard Europe, est clôturée. Les délégués syndicaux vont maintenant entamer le volet social du plan de restructuration : 116 départs sont à négocier. |
Réuni en Assemblée Générale ce jeudi, le personnel de MasterCard a voté, à l'unanimité moins cinq abstentions, la fin de la phase 1 de la procédure Renault. Cette phase d'information, durant laquelle la direction doit justifier le licenciement collectif qu'elle a annoncé, n'a pourtant pas satisfait les délégués syndicaux, comme l'explique Jean-Marc, délégué CNE: "L'annonce du plan de restructuration a été faite le 2 septembre. C'est très long pour le personnel, les gens ont envie d'avancer dans les négociations. Nous avons donc conclu, en front commun, la première phase de la procédure, mais nous avons aussi précisé dans une déclaration syndicale que nous n'étions pas satisfaits des réponses de la direction et que ces informations ne permettent pas de justifier la suppression de 116 postes." Des 134 licenciements annoncés au départ, les syndicats étaient déjà parvenus à en sauver 17, grâce à une étude précise de l'impact qu'aurait ce plan de restructuration dans chaque département. Mais convaincus que la direction pouvait encore mieux faire, ils avaient sensibilisé les commerçants de Waterloo, expliquant que 117 personnes en moins chez MasterCard seraient autant de clients en moins pour eux. La direction est cependant pratiquement restée sur ses positions, en diminuant ce nombre à ... 116. Les délégués ont toutefois obtenu une alternative intéressante : 23 postes jusqu'ici réservés à des contractants seront ouverts aux employés licenciés qui le désirent : "A la base, ces contrats d' un an donnent une certaine flexibilité à la direction: elle peut ainsi jouer facilement avec les ressources, en engageant un contractant lorsqu'elle en a besoin et en ne renouvelant pas le contrat si ce n'est plus utile. Mais dans les faits, certains contractants enchaînent 7 ou 8 contrats : à ce moment-là, ce n'est plus de la flexibilité ! Réserver ces postes aux employés licenciés est donc une alternative intéressante pour tout le monde : l'employé qui souhaite se reconvertir dans l'entreprise, et la direction qui récupère un employé déjà formé, compétent et moins cher, car ces contrats d'un an sont plus coûteux que les autres", explique Jean-Marc. Cette semaine, la direction devrait envoyer son projet de plan social aux délégués. Ceux-ci se retrouveront le 30 novembre, en délégation syndicale, pour analyser la proposition et préparer leur réponse. |