Fin du conflit chez LIDL


Après trois jours d’action lancée par les gérants (employés) des filiales et suivis pas les collaborateurs, un accord a été conclu avec la Direction ce mercredi 16 décembre et le travail a pu reprendre.

Une vingtaine de magasins ont gardé porte close lundi 14 décembre, une soixantaine le lendemain et une centaine le mercredi. Cette action de ras-le-bol, partie de la région de Liège, s’est donc rapidement répandue dans la plupart des régions de Wallonie.
En cause, la charge de travail déjà très lourde en période normale qui était devenue intolérable dans cette période d’avant-fête. Sans oublier un sous-effectif récurrent et un nombre d’heures sous-évalué par la Direction ne permettant pas aux collaborateurs de réaliser l’entièreté des tâches demandées.

Les nombreuses actions promotionnelles de fin d’année, demandant un travail conséquent sans que la Direction octroie des moyens supplémentaires pour les réaliser, a servi de détonateur. Depuis de nombreux mois, les délégué-es CNE tentaient pourtant de trouver des solutions au sein du Conseil d’Entreprise. Mais la Direction se limitait généralement à prendre bonne note des interpellations qu’ils disaient bien comprendre … sans y donner aucune suite ! A force de tirer sur la corde, elle a fini par rompre.

Ce conflit sans précédent chez LIDL n’a pas été inutile puisqu’il a permis d’obtenir des propositions concrètes de la Direction concernant l’améliorations des conditions de travail à court et moyen terme.

Concrètement :

- Engagement d’étudiants pour les fêtes de fin d’année
- Diminution de la productivité.
- Renvoi de non-food actuel avec attribution d’heures pour le réaliser
- Engagement de personnel CDD ou intérimaire là où c’est nécessaire
- Possibilité d’obtenir des augmentations d’heures contractuelles

Les mesures de diminution de productivité et d’engagement de personnel temporaire seront d’application jusque fin février.
Les « chefs de district » doivent à présent rencontrer les gérants afin de faire le point de la situation et d’analyser si les mesures proposées permettront à tous des travailler dans de meilleures conditions.

Les délégué-es CNE restent plus que jamais vigilants et n’hésiteront pas à entamer de nouvelles actions si les choses ne changent pas. Dès le début de l’année prochaine, ils analyseront les objectifs de Lidl pour 2010 et veilleront à ce que ceux-ci puissent être réalisés dans le respect des conditions de travail des collaborateurs.