Différentes tragédies renforcent et accentuent les symptômes d’un capitalisme financier, des tragédies qui n’ont pas comme attribut des produits toxiques ni des places boursières ou des banques mais des employé-es…
Des collègues qui se sont résignés à se suicider, France Telecom, la Poste et bien d’autres qui préfèrent rester dans l’anonymat.
Les entreprises tentent de comprendre. On cherche des problèmes personnels, et souvent on en trouve. Mais bien vite on doit admettre que si un employé-e se suicide sur son lieu de travail, c’est qu’il dit quelque chose de son travail. La tentation alors est de mettre en cause les personnes, de s’interroger sur un éventuel harcèlement ; et là aussi, en cherchant bien, on finit généralement par trouver. Mais on s’aperçoit que les explications personnelles ne disent pas tout. Il faut alors revenir aux fondamentaux, si l’on veut se donner une chance de comprendre, et donc de prévenir, ce que l’on nomme pudiquement les « risques psychosociaux », violences et suicides au premier chef.
Ce qu’il faut interroger, c’est l’organisation du travail, les conditions dans lesquelles ce travail est accompli, le sens qui lui est donné, les marges de manœuvre qui peuvent exister.
C’est ici que nous devons agir. Car en confiant le soin des « victimes » à des thérapeutes ou à des juges, en utilisant le langage de la souffrance et de la psychologie, celui du coupable et de la victime, on court le risque d’isoler les personnes. On les enferme dans un statut, dans une image, qui les séparent de la communauté de travail
Il n’est pas question de se désintéresser des personnes, bien au contraire, mais de comprendre que quand les personnes souffrent, ce sont les organisations qu’il faut guérir.
Le GNC de Bruxelles ne peut faire abstractions des réalités vécues par les cadres.
Dès lors, nous vous invitons à intégrer nos campagnes sur le stress et à débattre avec d’autres cadres des enjeux des nouvelles formes d’organisation du travail.
Un programme détaillé vous sera proposé lors de notre prochain numéro.
LT
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