1. Norme de croissance des soins de santé : demain on soigne gratis ?
Un objectif de croissance du budget des soins de santé de 4,5% est bon pour la santé, pour la justice sociale et pour l'emploi! Certains sont visiblement prêt à tout pour éviter le débat sur les recettes nouvelles à affecter à la sécurité sociale – y compris à faire comme si les dépenses de santé pouvaient diminuer par décret – et donc à faire payer la note par les malades. Pour la CNE, c’est non. La norme de croissance doit être de 4,5% en 2010 : on doit bien sûr par ailleurs contrôler les dépenses dans plusieurs secteurs du budget INAMI : mais pas en sacrifiant les futurs emplois dont la société a besoin. En tant que responsable des secteurs non-marchands, la CNE lance une grande consultation des travailleurs du secteur et déposera prochainement un cahier de revendication dans la perspective d'obtenir un nouvel accord du non-marchand pour les années 2010-2015.
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2. Conférence nationale sur les pensions: la CNE revendique un vrai Pacte de solidarité entre les générations : priorité absolue au pensions légales !!
Le pacte des générations a quatre ans. Fin 2005 nous étions plus de 100.000 dans les rues pour nous opposer à un relèvement de l’âge de départ en (pré) pension. Actuellement, certains voudraient un pacte des générations multiplié par cent. A l'occasion de la conférence nationale sur les pensions qui s'ouvrira en novembre, la CNE revendique un vrai pacte de solidarité entre les générations. Ceci suppose une priorité accordée absolue au premier pilier de pensions : relever les minima, relever les plafonds, mieux assimiler les périodes hors travail des carrières « à trous ». Nous pensons qu'une amélioration des pensions légales est parfaitement finançable : il s'agit simplement d'un choix de société, pour le bien-être , la sécurité et la solidarité.
A l'inverse, les pensions complémentaires (2ème et surtout 3ème pilier) coûtent cher à la collectivité, sont très inégalitaires, et ont montré leur fragilité à l'occasion de la crise financière de ces derniers mois : ces systèmes doivent rester à leur place de complément ; leur financement ne peut pas être traité plus avantageusement, fiscalement, que celui des pensions légales, et il faut cesser de faire croire qu’ils constituent une alternative crédible aux pensions par répartition.
En savoir plus le dossier du Droit de l'employé - Les 6 mensonges
3. Qui doit payer la crise ? Les employés ne paieront pas trois fois !
Les employés et cadres sont victimes de la crise, comme tous les autres travailleurs et citoyens : pertes d’emploi, modération des salaires, conséquences des déficits publics … Ils ne paieront pas une seconde fois en acceptant une reconduction à l’aveugle des mesures de crises. Elles ne concernent guère plus de 700 entreprises et ont démontré qu’elles ne suffisent pas – loin de là – à répondre à la crise et au chômage qui en découle. Fort heureusement, les verrous que nous avons obtenus permettent d'éviter que des milliers d'entreprises ne profitent de ces mesures pour imposer davantage de flexibilité. Nous ne voulons pas de prolongation sans évaluation sérieuse. Et nous ne paierons pas non plus une autre fois en acceptant, sous prétexte de « crise », de laisser découper en tranche le dossier de l’harmonisation des statuts ouvriers et employés. La CNE se reconnaît entièrement dans les positions que la CSC a définies en cette matière : pour un meilleur statut commun. Il ne peut donc être question d’inventer à la va-vite un statut unique qui ferait l’impasse sur plus de 150 ans d'histoire et de construction sociale. Tous ceux qui veulent sincèrement avancer dans ce dossier suivront les pistes avancées par la CSC : accord global sur toutes les différences injustes ; harmonisation vers le haut (les employés étant disposés à en intégrer le coût dans le cadre des discussions sur la norme salariale) ; maintien d’un statut employé en supprimant toute discrimination ou injustice, dans les deux sens, entre ouvriers et employés.
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Le plus grand syndicat en Belgique francophone continue à grandir et se renouvelle rapidement. Aves 160.000 affiliés, dont 2/3 de femmes, et 1/3 de jeunes, la CNE fait chaque jour la preuve qu’en Belgique francophone, l’avenir a un syndicat. Quelques traits marquants de son renouvellement :
- Syndicat de militants ! Les statuts de juin 2008 renforcent les instances démocratiques où les militants sont au minimum présents en parité par rapports aux professionnels de l'organisation.
- Syndicat où les femmes sont chez elles, la CNE a inscrit la parité hommes-femmes dans ses statuts pour toutes ces instances de décisions.
- Syndicat pluraliste ! Dans ces mêmes statuts, la référence aux encycliques de l'Eglise a été remplacée par une référence à la Déclaration universelle des droits de l'homme (ONU, 1948) et à la charte des droits fondamentaux de l'OIT (1944).
- Annoncer la couleur : un projet social global. En 2008 et 2009, la CNE a remis ses positions en débats de sorte qu’elle est aujourd'hui fin prête à aborder les enjeux à venir. Les temps sont difficiles, mais nous savons quels sont nos objectifs de moyen terme.
- Une direction renouvelée, féminisée et rajeunie. Raymond Coumont, ancien secrétaire général de la CNE est parti à la retraite en juillet. Il est à présent remplacé par Felipe Van Keirsbilck. Deux postes d’adjoints ont été créés : Tony Demonte est en charge des questions régionales, de la formation et des publications ; Francis Frederick est en charge du personnel de l’administration et des finances. Dans le même temps, deux des quatre responsables provinciaux ont été remplacés par des femmes : Isabelle Wanschoor pour la Hainaut, Isabelle Laloy pour Nam-Luxembourg. De la sorte, la moitié des responsables provinciaux sont des femmes, comme la moitié du bureau national et du comité national.
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