C'est quoi la CNE ?
Présentation
 
Les statuts de la CNE
L'identité CNE

 

Avec 180.000 affilié-es, (dont une majorité de femmes et un tiers de moins de 35 ans) la CENTRALE NATIONALE des EMPLOYES (CNE) est la plus importante centrale syndicale en Belgique francophone.

La CNE est présente partout à Bruxelles, en Wallonie et en région de langue allemande (Liste des adresses
de la CNE
), elle y organise et défend les employés et les cadres de tous les secteurs privés : dans CSC
(sidérurgie, chimie, gaz-électricité, ...), le commerce (grande distribution et commerce de détail), les finances
(banques et assurances), le non-marchand (hôpitaux, maison de repos, universités, ...) et la commission
paritaire nationale auxiliaire pour employés, la CPNAE (informatique, nettoyage, gardiennage, garages, ...) .
Dans certains secteurs, elle affillie aussi les ouvriers.

La CNE défend des valeurs de démocratie, de justice sociale, de solidarité, de participation
des travailleurs et d'égalité. La CNE a un projet social
Actuellement, en cours de rediscussion(

La CNE est affiliée à la Confédération des Syndicats Chrétiens de Belgique, la CSC,
au sein de laquelle d'autres centrales défendent les ouvriers et les agents du service public. La CNE agit
à tous les niveaux, depuis l'aide individuelle jusqu'à l'action internationale, en passant par l'entreprise,
les secteurs professionnels et l'interprofessionnelle (représentation de l'ensemble des travailleurs avec ou sans emploi)

Historique
 
Les premières traces de notre histoire remontent à 1891 et la création d'un syndicat général des voyageurs, employés, négociants et patrons. Rapidement transformé en syndicat du commerce et de l'industrie.
En 1909, voici la naissance officielle du premier syndicat chrétien composé uniquement d'employés avec en 1912, la première parution du journal : "Le Droit de l'Employé".
La dénomination actuelle est apparue en 1934, la CENTRALE NATIONALE des EMPLOYES est constituée sur base fédérale : région sud Wallonie, région nord Flandre. A la fin de la seconde guerre mondiale on ne parle plus de deux régions, mais bien de la LBC et de la CNE.
De 3.170 affiliés en 1919, la CNE est passée à 30.440 avant la seconde guerre. Actuellement, la Centrale denombre plus de 150.000 affilié-es. Elle a fêté son 100.000e affilié en 1993 et son 150.000e en 2008.

La LBC (Landelijke Bediende Centrale) regroupant les employé(e)s et cadres du secteur privé
néerlandophone, affiliée également à la CSC (ACV en néerlandais), compte quelque
320.000
syndiqués.

Ensemble, CNE et LBC totalisent près de 500.000 membres. La CSC-ACV totalise1.750.000 de syndiqué(e)s.
La Belgique, avec un total de 3.000.000 de syndiqués (répartis sur les 3 syndicats), possède la plus haut taux
de syndicalisation soit près de 75% de la population active.

Dans une société fondée principalement sur la domination de l’économie et de la finance, du profit et du chacun pour soi, la CNE est une organisation syndicale convaincue de la nécessité d’un véritable contre-pouvoir démocratique.

Pour cela, elle développe son projet social en s’appuyant sur l’action collective et la solidarité de chacun-e dans des structures libres et démocratiques:
- qui garantissent le rôle prépondérant et la participation réelle des militant-es et délégué-es, qui représentent leurs affilié-es à tous les niveaux de la centrale ;
- qui fassent de l’égalité entre les hommes et les femmes, et de la participation égale des femmes, une valeur essentielle ;
- qui garantissent le pluralisme et l’indépendance de la centrale : pluralisme politique (la CNE est rigoureusement indépendante de tout parti politique) et pluralisme philosophique et religieux

Dans ses principes comme dans ses actions, la CNE se positionne contre toutes les formes d’exclusion, de ségrégation ou de discrimination, fondées par exemple sur la nationalité, la race, la langue, les convictions philosophiques et religieuses, le sexe, un handicap physique ou social… Elle s’oppose de même aux partis et mouvements qui prônent un pouvoir autoritaire, fasciste ou anti-démocratique. La CNE veut, au contraire, porter collectivement un projet de société solidaire et égalitaire donnant à chacun-e une égale liberté, des droits égaux pour tous, et des chances égales d’épanouissement professionnel et personnel.

Cet idéal d’égalité, de dignité, de solidarité et de liberté réelle a été exprimé dans plusieurs grands textes universels: en particulier, nous affirmons notre attachement, dans l’expression de nos principes fondateurs, à la Déclaration Universelle de Droits de l’Homme (ONU, 1948) et à la Déclaration de Philadelphie (OIT, 1944) : c’est pourquoi ces deux textes constituent des annexes à nos statuts. (Voir en pages 10 et 11)

Dans une économie mondialisée, la CNE s’inscrit dans une action syndicale internationale, européenne et mondiale, en solidarité avec des syndicats libres et dans le respect du pluralisme syndical ; elle veut s’opposer à la mondialisation dominée par la finance, promouvoir la paix, une économie durable et une juste redistribution des richesses entre tous les peuples.
Les présents statuts, adoptés le 18 juin 2008, s’inspirent de cette déclaration de principes et ont pour ambition et pour objet d’organiser et de soutenir leur concrétisation.

Elle se veut démocratique grâce à des instances de représentation. Le Congrès, le Comité National, dans lesquels les militant(e)s d'entreprises non payés par la Centrale sont majoritaires ou le Bureau National ou Bureau Journalier dans lesquels les militant-es d'entreprise sont présent-es à parité avec les permanent(e)s. Au Congrès et au Comité National, les militant-es sont à parité, moitié hommes, moitié femmes depuis 2008.

Les seules ressources financières de la CNE sont les cotisations syndicales payées mensuellement
par chaque affilié(e), qu'il soit actif ou non actif. Ce système de financement assure l'indépendance
de la CNE vis-à-vis des patrons et des financiers, des partis politiques et de l'Etat.

C'est librement que la CNE s'organise et détermine ses objectifs, ses programmes, ses moyens d'action.

 

 
La structure démocratique de la CNE

Démocratie dans l'entreprise

La démocratie syndicale commence à la base : dans chaque entreprise où il y a des affiliés et des affiliées de la CNE. 
On ne peut toutefois parler de démocratie dans l'entreprise qu'à partir du moment où des délégués peuvent y agir, que ce soit au sein d'une délégation syndicale, d'un Conseil d'Entreprise ou d'un Comité de Prévention & Protection. 
La conquête d'un minimum de démocratie dans les PME reste un défi crucial.

Les délégué-es CNE se donnent pour mission essentielle d'écouter leurs collègues, de stimuler échanges et débat et d'arriver à des décisions basées sur un large accord.  Pour cela, il ne suffit pas que vous puissiez les élire tous les 4 ans, lors des élections sociales. 
Les affilié-es CNE ont droit à l'information, et à l'expression, tant sur ce qui se négocie dans l'entreprise que sur la vie de la CNE elle-même.

Pour cela, la CNE et ses délégué-es développent une politique d'information transparente, de participation ouverte à des groupes de travail, de formation syndicale, et peuvent recourir à diverses formes de consultation, d'abord bien sûr l'assemblée, mais aussi l'enquête, le référendum, etc.

Et pour les affiliés sans emploi, pensionnés ou pré-pensionnés, qui ne sont pas dans une entreprise ? 
La prise en compte de leur opinion est, il est vrai, moins facile.  Toutefois, trois voies de participation aux débats et aux décisions leur sont proposées : l'inscription dans les groupes "TSE" (Travailleurs sans emploi") ou "PPCA" (Pensionnés, Pré-pensionnés et Chômeurs Agés) de la CSC dans leur région, la participation volontaire à un des groupes de travail qui alimentent les réflexions de la centrale,
ou enfin leur participation aux instances démocratiques au sein de la CNE par le moyen de sièges TSE et PPCA réservés dans ces instances.

Démocratie dans le secteur professionnel

Un peu plus loin du "terrain" que l'entreprise, le secteur professionnel n'en est pas moins un lieu important de la démocratie sociale.  Qu'est-ce qu'un secteur ?  C'est l'ensemble de toutes (en principe ...) les entreprises qui exercent la même activité : les banques, les grands magasins, les hôpitaux, la sidérurgie ... 
Chaque secteur est "coiffé" par une Commission Paritaire
qui est une sorte de "gouvernement" du secteur et qui peut édicter des Conventions Collectives de Travail (CCT). 
Celles-ci décident, pour toutes les entreprises attachées à ce secteur, des règles minimales ("planchers") en matière de rémunération, de temps de travail, de prépension, etc.

Il faut insister sur la force de loi que prennent ces CCT : leur transcription au "Moniteur Belge" occupe une bonne part de ce dernier, de sorte que les Commissions Paritaires sectorielles peuvent être considérées comme autant de "parlements" de la démocratie sociale. 
Soit directement, soit via leurs délégué-es qui les tiennent au courant, les affilié-es de la CNE doivent être consultés lors du renouvellement de ces CCT, en général tous les deux ans.

Démocratie dans la Centrale CNE

Pour le mouvement syndical, la démocratie dans toutes ses formes (parlementaire, sociale, économique) n'est jamais seulement un but, c'est toujours aussi un moyen.  Pas question de conquérir la démocratie en dehors sans la promouvoir à l'intérieur. 
C'est pourquoi les décisions au sein de la CNE résultent de débats dans des instances assez larges, dont la caractéristique est de compter toujours au moins la moitié de militants non permanents, c'est-à-dire de délégué-es élu-es dans leur entreprise
et qui ne travaillent pas professionnellement pour la CNE.

Le tableau ci-dessous détaille ces instances sur le plan national.  A quelques variantes près, des instances semblables existent
pour chaque secteur professionnel et pour chaque région.

Permanent(e)s Militant(e)s Description
Le SECRETARIAT GENERAL

Un Secrétaire Général
un Secrétaire adjoint
un Adjoint administratif et financier


- Assure la Direction et la gestion journalière de la Centrale.
- Chargé de la représentation extérieure de la Centrale.
- A le pouvoir d'ester en justice.
 


Un(e) Président (e) - Préside les réunions du Bureau national, du Conseil National et
  du Comité National.
- Veille à l'éxécution des décisions prises par les instances de la
  Centrale.
- Veille au respect des statuts.
 

Un Vice-Président

- Exerce les missions du Président en cas d'absence.
- Aide le Président dans les missions.
Six Responsables Nationaux   - Animation, formation, défense et représentation des
  groupements
  professionnels.
- Négocient les conditions de travail (CCT) dans les cinq grands
  secteurs nationaux d'activités de la Centrale.
Le BUREAU JOURNALIER

1x par quinzaine.

Le Secrétaire Général +
deux Permanents.

Trois militants. - Prépare le Bureau National, règle les problèmes urgents.
- Propose au Bureau National le candidat au Secrétariat Général.
Le BUREAU NATIONAL
1x par mois.
Le Secrétaire Général +
neuf Permanents.

Le Président +
neuf militants.
- Exerce des fonctions d'éxécution.
- Assure le suivi de la politique syndicale et de la gestion.
Le COMITE NATIONAL

4x par année.

Le Secrétaire Général +
les Secrétaires Permanents.

Le Président +
158 militants (parité hommes/femmes)
- Prend en charge la politique syndicale de la CNE selon les
  orientations fixées par le Conseil National.
- Dégage les grandes lignes de la gestion.
- Contrôle l'activité et le fonctionnement du Bureau National.

Le CONGRES

1x par année.

Le Secrétaire Général +
les Secrétaires Permanents.

Le Président +
316 militant-es (parité hommes/femmes)
- Définit les orientations et évalue l'action syndicale tous les 4 ans.
Les SECRETARIATS REGIONAUX
Quatre Responsables provinciaux
(Bruxelles-Brabant Wallon, Hainaut, Liège, Namur-Luxembourg).

 

- Au sein des comités professionnels et régionaux, collaborent
  à l'exécution des décisions prises.
- Préparent les décisions à prendre dans la Centrale.
- Veillent à la formation sociale des membres.

 

Les membres de la Centrale


La Centrale Nationale des Employés se compose d'abord et avant tout de 160.000 affilié-es
(employés et cadres) de la partie francophone et germanophone du pays, travaillant dans le secteur privé,
qui ont fait le choix de s'affilier à la CNE.
La CNE est composée d'affilié(e)s, de militant(e)s, de délégué(e)s et de permanent-es.

Les AFFILIE-ES
sont les employé-es, les cadres et les ouriers dans certains secteurs qui ayant fait le choix d'adhérer à la CNE,
payent leurs cotisations. Ils ou elles bénéficient tous les services de la centrale.


Les MILITANT-ES
sont des affilié(e)s qui ont décidés de réaliser des actions, qui participent
à la vie sociale auprès du syndicat. Ils ou elles participent, entre autre,  aux instances de la centrale.


Les DELEGUE-ES
sont des affilié(e)s - militant(e)s, qui ont décidés de se présenter à ton suffrage
lors des élections sociales et qui ont été élu(e)s. Ils ou elles te représentent et te défendent
au sein des organes de concertation : le Comité pour la Prévention et la Protection
au Travail (ex Comité de Sécurité), au Conseil d'Entreprise et en Délégation Syndicale.
Ils ou elles sont payés par l'entreprise, mais prennent un part importante dans la gestion de la vie de la CNE.


Les PERMANENT-ES
sont des employé-es de la CNE. Le rôle des permanent(e)s est d'apporter le soutien
de l'organisation syndicale aux initiatives des délégué(e)s.
Dans les entreprises où il n'y a pas de délégation syndicale, le permanent intervient à la demande  des affilié(e)s.

 

La CNE et l'action internationale

Mondialisation, délocalisations, désolation …

Quels que soient les beaux discours des dirigeants et des patrons, comme travailleurs nous nous rendons bien compte que la mondialisation joue contre nous.  Tous les droits que nous avons, c’est dans des espaces nationaux que nous les avions conquis.  De plus en plus, ils sont remis en question par l’internationalisation … et c’est à l’international qu’il nous faut les conquérir à nouveau.

La CNE est convaincue que, tout en continuant à lutter pour défendre nos droits ici ; il nous faut désormais jeter les bases d’un syndicalisme international.  Et que cela ne se fera pas sans des milliers de militants et militantes conscients, bien formés et bien informés.  C’est pourquoi elle a mené en 2003 une vaste campagne « le syndicalisme dans la mondialisation », dont les résultats essentiels ont été présentés sous la forme d’un « lexique de la mondialisation » disponible pour les militant-es en français ou en allemand.

Dans la foulée de cette campagne , et des précédentes (juste salaire 2001 ; Sécusoc …) nous développons aujourd’hui une campagne « Patrimoine Social Européen » avec nos collègues de la LBC : nous espérons être rejoints sur ce front par de nombreuses organisations sociales et syndicales, en Belgique et en Europe.

POURQUOI AVONS-NOUS BESOIN D'INTERNATIONAL ?

Les délocalisations sont l'exemple le plus spectaculaire de la destruction de notre société par la mondialisation, mais les travailleurs savent bien qu'avant d'en venir là,
leurs patrons ne se privent pas pour opposer à toutes leurs revendications l'argument
des "coûts moins élevés ailleurs" ...

Les entreprises, en particulier les multinationales, ont depuis 30 ans joué la carte
de la concurrence internationale pour affaiblir le rapport des forces établi
par les syndicats dans chaque pays.
(Tiens, comment ce même argument peut-il bien être servi dans tous les pays en même temps ?)

Il est donc clair que le syndicat a besoin de se redéployer au niveau international,
et en premier lieu au niveau européen : il faut rappeler que la quasi totalité de nos échanges
économiques se font depuis et vers des pays de l'Union Européenne.
En même temps, cela doit se faire sans naïveté : pas question d'abandonner
de bonnes conventions nationales pour de vagues recommandations européennes,
ou pour des droits harmonisés vers le bas.

L'action syndicale internationale de la CNE se développe dans six directions :

  1. le soutien à des actions internationales de militants "à la base"
  2. la coordination salariale avec les pays voisins
  3. la solidarité avec des collègues syndicalistes mis en danger à cause de leur engagement
  4. les Comités d'Entreprise Européens (dans les multinationales)
  5. la participation à des internationales syndicales 
  6. la participation au mouvement des « Forums Sociaux »


Les ressources de la CNE

Les ressources financières de la CNE proviennent essentiellement des cotisations versées par les affilié(e)s.

Les cotisations syndicales payées mensuellement par chaque affilié, qu'il soit actif ou non actif, assurent l'indépendance de la CNE vis-à-vis des patrons et des financiers, des partis politiques, de l'Etat.

C'est librement que la CNE s'organise et détermine ses objectifs, ses programmes, ses moyens d'action.

A quoi servent vos cotisations syndicales ?

Rappelons avant tout que les cotisations des affiliés ne sont pas un « luxe » ou un « supplément » pour une organisation syndicale : c’est de ces cotisations que nous vivons, et l’affiliation d’un grand nombre d’employé-es et de cadres est donc la base de l’existence et du rapport de forces de la CNE.

Pour décrire l’usage qui est fait des cotisations syndicales, il faut procéder en deux étapes : en effet, chaque cotisation est d’abord répartie en 4 parts, comme on le lit au graphique 1

Ventilation d'une cotisation moyenne (Année 2000)
 


La première (24,6%) est reversée aux fédérations régionales de la CSC, qui assurent principalement du travail administratif, de la défense juridique et de la formation syndicale

La deuxième (14,2%) est reversée à la confédération, qui assure pour l’ensemble des organisations des tâches administratives et informatiques, ainsi que certaines fonctions d’étude

La troisième (6,4%) alimente la Caisse Centrale de Résistance, réserve commune à l’ensemble des centrales de la CSC et qui permet de payer les travailleurs en grève – c’est donc le « trésor de guerre » indispensable en cas de conflit important.

La quatrième part, enfin, la plus importante, reste à la CNE : 54,8% de la cotisation, qui permettent de développer l’action de notre centrale.

Que fait la CNE de la partie de cotisation qu'elle conserve ?

On peut ensuite poser la question : que fait la CNE de cette partie de cotisation qu’elle conserve (un peu plus de la moitié) ? On identifiera 7 fonctions importantes dans l’utilisation de cette somme (graphique 2 : ventialtion de la part CNE – chiffres 2000).


 


L’essentiel sert à payer le personnel, ensuite viennent les frais d’administration (17%).
11% du budget CNE servent à l’action et la formation, et 5% aux publications.
Le poste « développement » correspond à l’investissement fait par la CNE pour syndicaliser de nouveaux secteurs.
Enfin, 2% de notre budget servent aux relations internationales, et 1% à l’assistance juridique
(notez que l’essentiel de l’assistance juridique est assurée par les fédérations CSC – voir ci-dessus).

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