Cette semaine, il y a eu des difficultés majeures dans la concertation sur la prolongation des « mesures de crise » concernant les employés (info : www.mesuresdecrise.be).
Les syndicats avaient mis deux conditions à cette prolongation :
-
une amélioration des procédures et des compléments patronaux;
- des avancées dans l’harmonisation du statut ouvrier/employé.
Les employeurs se sentaient dans un fauteuil, car ils espéraient que le gouvernement leur accorde la prolongation des mesures de crise sans concessions de leur part. Sur le dossier ouvrier-employé, ils ne veulent harmoniser les choses que vers le bas.
Du côté syndical, il y a un large accord sur le fond du dossier : la CSC a depuis longtemps fait connaître une position globale sur « un meilleur statut commun » pour les ouvriers et les employés, qui permettrait de supprimer les discriminations entre ces deux statuts en harmonisant toujours vers le haut.
Ce lundi, CSC et FGTB ont adressé ensemble une demande au gouvernement : améliorer sans attendre les préavis des ouvriers. Cette demande fait partie de la position globale CSC (« un mois de préavis par année d’ancienneté »).
Lundi midi, après cette rencontre, la FGTB a décidé sans aucune concertation avec la CSC d’appeler à une concentration nationale ce vendredi à Bruxelles. La CSC a décidé de ne pas s’associer à ce mot d’ordre.
Pourquoi ?
1. Un front commun doit se faire dans le respect de l’autre, et non pas en décrétant unilatéralement les mots d’ordre. Quand on veut qu’une action réussisse, on la prépare ensemble, parce que « ensemble on est plus forts » …
2. Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation ; une manifestation nationale est une action de grande ampleur, qui doit conduire à des résultats, sous peine d’être un coup dans l’eau.
Le bon exemple est celui de la manifestation pour le Climat que nous organisons ensemble, ce SAMEDI 5 DECEMBRE, avec la CSC, la FGTB et d’autres organisations, pour peser sur les décisions du Sommet de Copenhague : les mots d’ordre et l’organisation ont été préparés ensemble, parce que nous voulons réussir.
Nous ne vous invitons donc pas à aller à Bruxelles ce vendredi ; par contre, il nous semble nécessaire d’informer les collègues de la situation et de nos revendications :
- mesures pour stopper la vague de licenciements
- harmonisation vers le haut du statut des employés et des ouvriers (y compris le préavis)
- revoir la politique de contrôle des chômeurs : avec 40.000 chômeurs de plus en un an, il est honteux de continuer à exclure administrativement sans offrir de réelles perspectives d’emploi ou de formation
La CNE demande à tous ses militants d’informer leurs collègues ce vendredi ou dès que possible :
- soit en affichant ou diffusant par tous les moyens la présente (et les informations plus détaillées de la CSC),
- soit en distribuant des tracts,
- soit, partout où ce serait possible, en tenant des assemblées d’information.
Nous devons expliquer que les patrons s’opposent à un meilleur statut commun et à une amélioration des « mesures de crise ».
La CSC a une position GLOBALE qu’elle peut énoncer à haute voix, et qu’elle défendra, le moment venu, par des actions bien préparées, en front commun autant que possible.
Informer et convaincre nos collègues est aujourd’hui
notre meilleure contribution
à la création de ce rapport de forces.
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