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L'environnement sera social... • Une perspective syndicale aux négociations sur le climat |
Un dossier réalisé par Sébastien Robeet |
| Une perspective syndicale aux négociations sur le climat |
La crise à laquelle nous sommes confrontés aujourd’hui a déjà suscité une plus grande réserve des pays industrialisés face aux engagements ambitieux de réductions des émissions. Toutefois, il ne faut pas oublier que la problématique climatique et la crise économique sont des symptômes de notre modèle économique non durable. Ces deux crises touchent plus gravement les groupes les plus fragiles socialement, chez nous comme au Sud. Nous en trouvons des exemples chaque matin dans les quotidiens et le soir à la télévision: augmentation du chômage, augmentation de l’affluence dans les banques alimentaires, morts dans les inondations en Asie, incendies de forêts en Méditerranée, sécheresses en Afrique, etc. Pour une transition juste Notre transition juste
peut se résumer en six points: Des engagements fermes à Copenhague Plusieurs pays en développement qui, dans l’intervalle, sont devenus les plus grands émetteurs de gaz à effet de serre et ont atteint un certain niveau de développement, doivent également prendre un engagement. Cet engagement repose sur des mesures politiques quantifiables, rapportables et vérifiables et des objectifs en matière d’énergies renouvelables, d’efficacité énergétique, de technologie du charbon propre, de préservation des forêts, etc. En échange de ces objectifs clairs et vérifiables, les pays développés doivent contribuer financièrement à une évolution technologique pauvre en carbone pour le transfert de cette technologie. Cette contribution financière compensera la responsabilité historique des pays développés face à la crise climatique. Le principe de «responsabilités communes mais différenciées» doit offrir un cadre pour des mesures efficaces au lieu de conduire à une impasse entre les pays riches et les pays pauvres. Chacun reconnaît la nécessité pour les pays en développement de passer à une évolution bas carbone en fonction de leurs possibilités, mais nous insistons sur le fait que ces pays doivent également pouvoir continuer à promouvoir le bien-être et la création d’emplois décents pour leur population. Les syndicats participeront aux négociations sur le climat à Copenhague par le biais de la Confédération syndicale internationale (CSI) et d’une représentation dans des délégations nationales. Parallèlement, de nombreux militants syndicaux mèneront une action à Copenhague ainsi qu’à Bruxelles. Nous entendons ainsi maintenir la pression sur les négociations. Il importe que l’accord mentionne clairement notre revendication en faveur d’une «transition juste pour les travailleurs». La nécessité d’organiser des formations pour les travailleurs doit figurer dans la partie de l’accord qui régit le transfert de technologie. Les projets de documents actuellement sur la table des négociations ne font toujours pas référence au rôle important des syndicats et de la concertation sociale institutionnalisée pour la politique climatique. Il faut que cela change! Nous nous fixons d’autres priorités pour ces négociations:
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