Ecole syndicale

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La CNE a décidé de mettre sur pied un programme permanent de formation destiné à celles et ceux, parmi les militants CNE,  qui désirent prendre davantage de responsabilités dans leur entreprise, dans la CNE ou dans le mouvement syndical en général.

Quoi ?

Depuis 2003, la centrale a mis en place, en collaboration avec l’ISCO et la FEC, un projet important de formation intensive destinée aux délégué-es expérimenté-es qui souhaitent s’engager davantage dans leur action syndicale. 

Le but final est de contribuer à la formation d’une nouvelle génération de militant-es, désireux et capables de prendre davantage de responsabilités dans leur entreprise, leur secteur, ou le mouvement syndical en général. 

La volonté de former un collectif de militants  doit être entendue dans  les deux  sens du terme : il s’agit de former, d’enseigner, et dans ce cas il s’agira autant de formation pratique que de notions théoriques ; mais aussi de former un collectif en tant que tel : un nouveau groupe militant appelé à prendre sa place dans le collectif plus large des militant-es de la CNE ;

Nous voulons clairement nous démarquer d’un modèle de « proposition de formation » qui serait adressée à des individus poursuivant un projet personnel (formation, action,…) dans lequel le « fournisseur de formation » ne serait qu’un instrument. Un tel modèle serait d’ailleurs absurde, la formation n’étant jamais tout entière « au service de l’action » (ou de la vie) : elle est elle-même un temps important de vie et d’action, les participants à l’ISCO le savent bien …
Nous sommes assez conscients de la part de risque qu’il y a à lier, d’emblée, le projet individuel de chaque militant avec le projet collectif de l’organisation : qu’ils et elles s’engagent davantage. C’est un risque que nous voulons assumer en toute clarté. Puisque la CNE, aujourd’hui, porte effectivement en elle ce désir et ce projet d’un collectif de militant-es élargi et rajeuni, porteur d’une cohésion renouvelée, autant le dire clairement aux candidats et négocier à voix haute, dans un projet commun, la part de leur et de notre envie.

La mise en place d’un dispositif structurel  systématisé et  stabilisé  permet de mieux prendre en compte la dynamique  de notre organisation, illustrée par un chiffre : tous les 4 ans, aux élections sociales, plus de 50 % des militant-es de la centrale sont des nouveaux, ce qui correspond, en moyenne annuelle, à plus de 500 nouveaux militant-es chaque année.

Avec quels partenaires ?

La CNE a fait appel à l'ISCO (Institut Supérieur de Culture Ouvrière) pour réaliser ensemble le projet d'Ecole Syndicale. De son côté, l'ISCO, qui veut être un outil adéquat pour la formation d'acteurs de changement, peut utilement collaborer au projet de la CNE. L'ISCO sera garant auprès des Facultés Notre-Dame de la Paix de Namur du respect des critères pour la reconnaissance de la qualité scientifique de la formation, validée par le graduat en sciences sociales du travail, après 4 ans et la remise d'un travail de fin d'études.
En outre, la FEC, qui assure une part importante de la formation des militants des différentes organisations de la CSC, participe également activement au projet.

Avec quels militants ?

Ce projet s’adresse  aux militants qui ont déjà acquis une formation de base à la FEC et qui ont exercé  un premier mandat  que ce soit en CE, CPPT ou DS et accumulé ainsi assez d’expérience  pour apporter leur part à la formation. Ces militants doivent être porteurs de perspectives d’avenir à moyen et long terme (au delà de 5 ans).

 
Nous avons donc établi une série de critères déterminant le profil du (de la) candidat-e : moins de 40 ans (et/ou carrière syndicale encore courte) ; plusieurs années dans un mandat en entreprise ; avoir suivi la formation initiale à la FEC ; niveau suffisant de maîtrise de l’écrit ; capacité (ou au moins intérêt) pour le travail en équipe. Nous ajoutons un critère plus difficile à évaluer : une adhésion de fond au projet syndical. Ceci n’interdit aucune critique, aucun doute, aucune remise en question de l’organisation ; mais ces questions et ces critiques doivent s’appuyer sur une adhésion de fond au mouvement ouvrier et au syndicalisme ; faute de quoi le candidat ne serait pas à sa place dans notre « École Syndicale ».

Attention, ces critères sont indicatifs, et destinés à être interprétés sans formalisme!

Outre ces critères portant individuellement sur les candidats, quelques autres visent à former un groupe équilibré : parité hommes-femmes ; diversité des secteurs professionnels (y compris marchand et non-marchand, grandes et moyennes entreprises…).

Comment ?

Il s’agit d’une formation de 4 années (2 blocs de 2 ans), au rythme de 26 journées par an, conduisant in fine à un certificat équivalent à un graduat en sciences sociales, délivré par l’ISCO

Le programme de cours a pour objectif de développer les capacités d’analyse personnelle ainsi que les capacités d’organiser l’action collective. Les méthodes mises en œuvre visent l’implication maximale des participants à travers des travaux personnels et de groupe qui assurent le va et vient permanent entre l’action syndicale et l’analyse.

Les matières traitées vont du droit social à l’économie en passant par l’histoire, la sociologie, l’action collective, la méthode, et la communication.

Un nouveau groupe (environ 35 militants et militantes) démarre au début de chaque année scolaire ; les informations et la sélection passent, pour les raisons expliquées ci-dessus par le permanent CNE responsable de la formation dans chaque province. 

La libération se fait sur base du Congé-Education Payé (Etant considérée comme formation professionnelle elle bénéficie de 180 heures par an)

Didier Firre
Service d'Etude et de Formation
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La coordination de l'Ecole Syndicale est assurée par le service formation de la CNE.

Tél : 02 535 93 51 et ecolesyndicale.cne@acv-csc.be


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