Pour les errements des financiers … des milliards |
Ce lundi 6 octobre, au moment où cet édito est écrit, on annonce officiellement que le groupe Fortis vient de passer sous contrôle de la BNP Paribas à raison de 75%, pour 25% à l’Etat belge ; celui-ci devenant le plus Fallait-il ou pas le faire ? Peu de gens aujourd’hui contestent la pertinence de l’action gouvernementale, tant pour Fortis que pour Dexia. Il n’y avait sans doute pas d’autres choix tenant compte de la situation créée. Sans cette intervention, les dégâts sociaux, financiers et économiques auraient été incalculables tant pour les épargnants, le personnel des banques que pour l’économie en général ; tous les pays voisins ont d’ailleurs également pris de telles mesures. Que le gouvernement se glorifie de cette opération, fort bien ! 1. Qui va payer ? Nous avons cependant des craintes et certains responsables politiques annoncent déjà la couleur, qu’au vu de cette situation, non seulement il faudra mettre les politiques sociales en veilleuse, mais que même certains engagements pris et signés dans le Non-Marchand pourraient être remis en cause. Les actions de grève de ce 6 octobre pourraient dès lors ne pas être les dernières si le gouvernement avait l’intention de nous faire payer les errements des années passées … 2. Qui est responsable ? Sachez-le, bonnes gens, ce ne sont pas les banquiers qui ont spéculé avec votre argent, ce ne sont pas les groupes multinationaux qui jouent avec votre emploi et qui licencient pour faire monter leurs actions en bourse. Les vrais coupables c’est vous, épargnants, qui voulez trop, chômeurs qui ne vous êtes pas adaptés à l’évolution de l’économie. Il est donc indispensable que les vraies questions soient posées de toute urgence, que les conclusions en soient tirées et que les vrais coupables payent leur dû à la société. Depuis 20 ans, nous dénonçons cette économie casino, cette bulle financière qui à force de gonfler, sans créer de vraies richesses, finirait par nous éclater à la figure. Nous y sommes et cela n’est pas un accident, ce n’est pas arrivé par hasard, c’est la conclusion inéluctable d’un laisser-faire inacceptable dont toute la classe politique porte la lourde responsabilité, à l’échelle de l’Europe et du monde La boucle est aujourd’hui bouclée et la classe politique de ces pays doit en catastrophe, en payant le prix fort, prendre les mesures qui sont la conséquence de son laxisme et de l’abandon du contrôle des mouvements des capitaux. A eux, à présent, de prendre en profondeur les mesures nécessaires afin que cela ne puisse plus se reproduire.
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