Entre parachute … et paratonnerre |
La déclaration du directeur général de la FEB selon laquelle il fallait joindre les indemnités de départ des tops managers (mieux connues sous le vocable Le front commun syndical des employés CNE-LBC et SETCa-BBTK a immédiatement réagi avec indignation sur cet amalgame inacceptable et a fait part de sa détermination à s’y opposer par tous les moyens. Pour les managers : des indemnités opaques convenues lors de la signature du contrat d’embauche, accompagnées d’autres avantages tout aussi opaques et dont le bénéficiaire se verra gratifier lors de son départ « volontaire » ou « forcé » car dans ce monde-là on n’est pas licencié lorsqu’on commet des gaffes, on est « remercié » et on touche de toute façon les indemnités convenues. Pour les employés : les règles sont transparentes, fixées par la loi et les conventions collectives. On sait sur quel salaire elles sont calculées et si l’entreprise estime que le travailleur a commis une faute grave, elle pourra le licencier sans préavis et il faudra aller au tribunal pour contester cette décision. Le préavis de l’employé est lié à son ancienneté et il ne bénéficiera des indemnités maximum qu’après plus de 25 à 30 ans de carrière. Le «Top Manager», lui, recevra ses indemnités même s’il est viré après quelques années seulement ! Pour les uns, c’est le parachute en or garanti, pour les autres un paratonnerre pour lequel il a fallu se battre et qui est bien souvent remis en cause par ceux-là même qui ont plombé les résultats de certaines entreprises et se permettent encore de faire la leçon aux autres. Les déclarations de la FEB sur ce sujet sont d’autant plus inacceptables que depuis des années une discussion est toujours en cours et plus que jamais à l’ordre du jour au niveau des interlocuteurs sociaux sur une harmonisation des statuts entre les ouvriers et les employés. Parmi les nombreux dossiers examinés, il y a bien sûr une négociation sur l’harmonisation des délais de préavis entre les ouvriers et les employés, mais aussi entre les employés ayant de faibles revenus et ceux qui ont des salaires élevés, voire très élevés. La FEB aurait voulu saborder cette discussion qu’elle ne s’y serait pas prise autrement. Le Comité National de la CNE examinera prochainement la question de l’harmonisation des statuts des ouvriers et des employés de façon ouverte en tirant les moins bien protégés vers le haut, sans abandonner l’essentiel de nos acquis. Ceux et celles, d’où qu’ils viennent, qui voudraient en profiter pour niveler nos statuts vers le bas sont prévenus … ils nous trouveront sur leur chemin. |
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